Fresques : un musée à ciel ouvert à Fleury

Fresque de Kislow et Waone - 20 000 lieues sous les mers

La Ville Fleury-les-Aubrais a imaginé la création d’un parcours de fresques sur son espace public, accessible à tous au quotidien.

L’objectif était de célébrer la 10e édition de Cheminance, le festival culturel de la Ville. Cet événement célébrait le thème du voyage.

L’idée était de réaliser 10 fresques sur les 10 thèmes de Cheminance depuis sa création.

Une première fresque, située entre le collège André-Chène, la bibliothèque les Jacobins et différents équipements sportifs, a été réalisée en 2011.

L’initiative est devenue un projet à part entière en 2013, avec pour objectif d’offrir aux habitants un musée à ciel ouvert. Elle vise également à renforcer l’identité de la Ville.

Julien Malland (Seth), auteur de la première fresque a pris la direction artistique de ce projet de 10 fresques.

Depuis, plusieurs œuvres de street-art viennent enrichir régulièrement le parcours de fresques à Fleury.

« Intramuros, un musée à ciel ouvert »

Le livret des fresques réalisées dans la ville est consultable à la bibliothèque Les Jacobins.

Dans ce reportage tourné en 2013, retrouvez une interview de Seth (Julien Malland), les artistes graffeurs ainsi que leurs œuvres en cours de réalisation.

Récompense pour le parcours de fresques de Fleury:

La Ville et le CJF Audiophoto ont remporté, en 2013, le 1er prix dans la catégorie « Spectacle – projet artistique » du concours 100 % Talents des territoires. Cette récompense valorise la création du Musée à ciel ouvert et le suivi photographique réalisé par le CJF Audiophoto.

Salle Louis Langlois – Collège André-Chène

Seth, de son vrai nom Julien Malland, est un artiste français né à Paris en 1972. Il commence le graffiti dans les années 1990, surtout dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. Il se fait connaître en peignant des personnages sur les murs de la ville. Diplômé des Arts décoratifs, il travaille aussi dans la publicité, l’animation et la bande dessinée. À partir de 2003, il voyage dans le monde pour rencontrer des artistes d’autres cultures. Ces expériences l’amènent à publier le livre Globe Painter en 2007.
Il participe aussi à l’émission Les Nouveaux explorateurs sur Canal+. Son art est marqué par le thème de l’enfance et de l’imaginaire. Il peint souvent des enfants, symboles d’innocence et d’espoir. Leurs visages sont cachés pour que chacun puisse s’y reconnaître. Ses œuvres invitent à rêver et à réfléchir plutôt qu’à choquer. Depuis 2011, il travaille surtout seul et peint aussi sur toile. Seth adapte ses peintures aux lieux et à la ville où il intervient. Il se voit comme un « peintre public » plus qu’un street-artiste contestataire. Pour lui, l’art dans la rue doit éveiller la bienveillance et la poésie.

Piscine des Jacobins – rue du Onze-Novembre

Seth, de son vrai nom Julien Malland, est un artiste français né à Paris en 1972. Il commence le graffiti dans les années 1990, surtout dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. Il se fait connaître en peignant des personnages sur les murs de la ville. Diplômé des Arts décoratifs, il travaille aussi dans la publicité, l’animation et la bande dessinée. À partir de 2003, il voyage dans le monde pour rencontrer des artistes d’autres cultures. Ces expériences l’amènent à publier le livre Globe Painter en 2007.
Il participe aussi à l’émission Les Nouveaux explorateurs sur Canal+. Son art est marqué par le thème de l’enfance et de l’imaginaire. Il peint souvent des enfants, symboles d’innocence et d’espoir. Leurs visages sont cachés pour que chacun puisse s’y reconnaître. Ses œuvres invitent à rêver et à réfléchir plutôt qu’à choquer. Depuis 2011, il travaille surtout seul et peint aussi sur toile. Seth adapte ses peintures aux lieux et à la ville où il intervient. Il se voit comme un « peintre public » plus qu’un street-artiste contestataire. Pour lui, l’art dans la rue doit éveiller la bienveillance et la poésie.

Salle Henri-Millet – Complexe sportif des Jacobins – rue du Onze-Novembre

Cekis ou El Cekis, de son vrai nom Nelson Rivas, est d’origine chilienne. Natif de Santiago, c’est un pionnier du graffiti et de l’art urbain en Amérique du Sud. Installé depuis de nombreuses années à New York, Cekis a été profondément influencé par le graffiti politique et le hip-hop chilien post dictatorial.

En tant qu’artiste de fresques, designer et assistant d’artiste, Cekis a travaillé sur de nombreux projets à New York et à l’international. Ses collaborations artistiques lui ont permis de tisser des liens avec d’autres créatifs, apportant son style distinctif à une grande variété de décors.
Ici, l’artiste a choisi de rendre hommage à la communauté des Cajuns, nos « cousins d’Amérique » au travers de la musique traditionnelle illustrée par la présence d’un violon, d’une guitare et d’un petit accordéon diatonique typiques de ce style.

L’occasion de faire honneur aux quelques 8 millions de francophones qui vivent en Amérique du Nord, une communauté à la culture et aux traditions affirmées qui fut déportée par refus d’allégeance à la couronne d’Angleterre. 

Parking rue André-Malraux

Cette fresque spatiale composée de quatre tableaux est le fruit d’un projet mené par le bailleur social Logem Loiret, en partenariat avec le collectif orléanais Whole-Street, l’association Cultures du cœur, la Ville de Fleury-les-Aubrais (par le biais de la Maison pour tous Jean-Vilar) et la Métropole d’Orléans.

Deux propositions de thèmes avaient été soumises au vote des habitants du quartier. Et c’est celui de l’espace qui avait obtenu le plus de suffrages.

Ainsi en septembre 2022, deux graffeurs du collectif Whole-Street ont, durant une semaine, initié un groupe d’habitants des immeubles voisins au street-art. Esquisse, contours, remplissage, lettrage…la maniement de la bombe de peinture n’a plus eu de secret pour eux.

Cette œuvre participative est une véritable invitation au voyage et à l’aventure, hommage à l’immensité et à la diversité de l’univers.

DEM189, alias Monster est actif sur la scène street-art parisienne depuis 1991. Aujourd’hui expatrié en Australie, il s’est émancipé des codes classiques du « writing » – lettrage – pour développer un style plus personnel, complexe et instinctif. Marqué par les œuvres des dessinateurs Druillet ou Moebius, il développé un univers graphique d’inspiration Cyber Punk à la frontière de la robotique et de l’organique pour transformer ses lettres en personnages ou en objets.

Il a tenu ici à rendre hommage au célèbre train qui assurait dès 1883 la liaison Paris-Vienne-Istanbul en desservant plusieurs capitales européennes. A l’entrée de ce tunnel qui se trouve sous les principales voies de la gare des Aubrais, DEM 189 a ainsi représenté deux locomotives fantastiques mêlant lettrages et éléments mécaniques dans un style résolument rétrofuturiste.

Maison pour Tous Jean-Gabin – 14, rue Jean-Gabin

Bebar de son vrai nom Mathias Mendes est une des figures montantes du street-art hexagonal. Né en 1993 à Vitry-sur-Seine en région parisienne, il hérite d’une double culture franco-espagnole qui influence ses références et son travail artistique. Enfant diagnostiqué « hyperactif », il va rapidement découvrir que seul le dessin arrive à le canaliser et le maintenir concentré. Sans doute l’une des raisons pour lesquelles aujourd’hui Bebar est tout à la fois : illustrateur, artiste, tatoueur et … graffeur.

Mixant les techniques du street-art, apprises dès 14 ans et une approche plus académique acquise à l’École des Arts Décoratifs de Paris et à la Parsons School of design de New-York, Bebar construit ses œuvres sur le fil du rasoir entre figuratif et abstrait. Son trait noir « cartoon » englobe des formes aux couleurs vives d’inspiration organique : cellules, molécules ou neurones qui s’entremêlent et s’assemblent pour donner vie au motif.

Cette œuvre, située face à la Maison pour Tous Jean-Gabin, a été réalisée dans le cadre d’un projet cofinancé avec le bailleur social Les Résidences de l’Orléanais. Ce sont les habitants du quartier qui ont choisi le motif dans le cadre d’une consultation citoyenne.

Ecole Jules-Ferry – Côté rue Marcelin-Berthelot

Jordan Harang, alias Russ, est un artiste originaire d’Orléans, d’abord formé aux arts appliqués et au design d’objet. Après des études en France et en Angleterre, il s’intéresse au lien entre esthétique et fonctionnalité. Aujourd’hui, Russ travaille à la fois en atelier et dans l’espace public, sur de grands formats. Ses œuvres sont exposées en galerie et visibles sur les murs des villes européennes. Son travail n’illustre pas un message précis, mais invite à la réflexion.

Deux murs ont été réalisés sur le thème du Transsibérien. Un pignon qui donne dans la rue Marcelin Berthelot et un mur bas à l’opposé du pignon sur un mur donnant sur la voie du tramway.

On y retrouve différents symboles de la Russie et les moustaches « cosaques » sur la locomotive qui part de Moscou aux confins de la Sibérie. Les paysages traversés sont représentés dans des tons très doux, presque enfantins, plus de 1500 km de l’Europe à l’Asie. Après avoir longé la frontière de la Chine et de la Mongolie, au terme d’un magnifique périple de 9822 kilomètres, arrivée à la destination finale : Vladivostok.

Ecole Jules-Ferry – Côté quartier de la Bustière

Jordan Harang, alias Russ, est un artiste originaire d’Orléans, d’abord formé aux arts appliqués et au design d’objet. Après des études en France et en Angleterre, il s’intéresse au lien entre esthétique et fonctionnalité. Aujourd’hui, Russ travaille à la fois en atelier et dans l’espace public, sur de grands formats. Ses œuvres sont exposées en galerie et visibles sur les murs des villes européennes. Son travail n’illustre pas un message précis, mais invite à la réflexion.

Deux murs ont été réalisés sur le thème du Transsibérien. Un pignon qui donne dans la rue Marcelin Berthelot et un mur bas à l’opposé du pignon sur un mur donnant sur la voie du tramway.

On y retrouve différents symboles de la Russie et les moustaches « cosaques » sur la locomotive qui part de Moscou aux confins de la Sibérie. Les paysages traversés sont représentés dans des tons très doux, presque enfantins, plus de 1500 km de l’Europe à l’Asie. Après avoir longé la frontière de la Chine et de la Mongolie, au terme d’un magnifique périple de 9822 kilomètres, arrivée à la destination finale : Vladivostok.

Maison d’Anaïs et Thibault- 1 rue des Droits de l’Enfant.

Oji, de son vrai nom Jonas Biancolli – apprend à dessiner en même temps qu’il découvre la bombe aérosol, en 2014. Il est alors âgé de 25 ans.

Influencé par la peinture américaine et le design graphique, il développe peu à peu son propre style, en l’enrichissant continuellement par l’apprentissage du dessin et la maîtrise des couleurs. Cela en essayant de ne jamais oublier la poésie, pour nourrir son travail de messages humanistes.

Après de nombreuses peintures spontanées, dans les rues de Paris et New-York notamment, il écume désormais les festivals, chantiers éducatifs, projets de renouvellement urbain, pour explorer des concepts et des créations mettant l’humain au centre du projet. L’art est aussi pour lui une sorte de thérapie. Comme il le dit lui-même, « La peinture salit les mains, les murs et les fringues, mais elle blanchit la tête et c’est déjà pas mal ».

Centre culturel la Passerelle – Boulevard de Lamballe

Véritable légende de l’art « mural », l’artiste chilien Alejandro « Mono » González réalise depuis des décennies des œuvres monumentales partout dans le monde. Son travail est profondément lié à l’histoire sociale et politique de son pays.

Inspiré par les Mexicains Diego Rivera et David Alfaro Siqueiros, Mono González peint sa première fresque en 1964 pour la campagne de Salvador Allende alors qu’il avait 17 ans.

Quatre ans plus tard, il est l’un des fondateurs de la « Brigade Ramona Parra », un groupe de jeunes artistes communistes qui utilisent les espaces publics pour diffuser, par leurs œuvres, les messages de la gauche chilienne.

Après le coup d’État militaire du général Pinochet contre le gouvernement socialiste d’Allende, González doit entrer dans la clandestinité. Pour subsister, il travaille en tant que menuisier, peintre et scénographe au Théâtre Municipal de Santiago.

Aujourd’hui âgé de 78 ans, Mono González est toujours très actif en tant qu’artiste, galeriste et scénographe. Il a été distingué du Prix national des Arts plastiques du Chili en 2025.

Direction de la sécurité et de la tranquillité publiques – rue Pablo-Picasso

Née en 1986 en Pologne, Natalia Rak est diplômée de l’université des Beaux-Arts de Lodz. Installée depuis plusieurs années à Portland aux États-Unis, Natalia Rak se distingue par une production artistique éclectique : livres pop-up, illustrations, affiches, packaging, logos, graphismes et naturellement des fresques géantes qui peuvent être admirées sur les murs du monde entier.

Dans un style ultra réaliste, Natalia Rak représente souvent des personnages féminins, d’une beauté troublante, inspirés des contes et des traditions du Monde. Ses œuvres sont uniques et remarquables dans le paysage du street-art par leur poésie et la grande maîtrise technique de la couleur et de la composition dont fait preuve l’artiste.

Ici, Natalia Rak nous offre le regard teinté de défi d’une jeune femme, mi Cupidon, mi- Amazone, prête à décocher ses flèches. Une attaque amoureuse guidée seulement par un compas antique, « GPS de l’amour », tatoué sur l’épaule. Laissez-vous toucher en plein cœur !

Parking des Sablons – rue Pablo-Picasso

Né en 1972, Mathias Orhan, connu sous le nom de Brez, en hommage à ses racines bretonnes, vit et travaille à Rennes. Il découvre le graffiti à la fin des années 1980 et devient, avec son groupe RCK, un pionnier local du mouvement.
En 2013, il cofonde le festival international d’art urbain « Teenage Kicks» à Rennes.
Son travail artistique se développe selon deux axes principaux : une approche figurative qui mêle installations, collages et néo-muralisme et un second axe plus calligraphique, où il explore la dualité entre abstraction et lisibilité typographique.

Sur ce mur, Brez mêle ces deux approches et réinterprète la divinité Kali, l’une des plus célèbre de l’Hindouisme, identifiable à ses quatre paires de bras. Connue pour éradiquer tous les maux, la déesse protectrice voit ses attributs guerriers traditionnels (poignard, trident, nœud coulant…) remplacés et adoucis par ceux du street artiste : bombe de peinture, rouleaux et pinceaux. Hanuman, le dieu singe symbole de force, de courage et de sagesse accompagne avec malice cette relecture moderne des mythes et traditions indiennes.

Centre technique municipal – Avenue d’Oradour/Glane

Saner, de son vrai nom Edgar Flores, est né au Mexique en 1981. Il vit et travaille à Mexico City. En parallèle à sa carrière d’artiste, il a été professeur de design graphique pendant plusieurs années et aujourd’hui conserve une activité de directeur artistique. C’est un des rares artistes mexicains de la nouvelle génération post graffiti à travailler à partir d’un concept récurent.

Son travail se construit à partir de l’élément du masque utilisé comme l’allégorie d’une identité ambiguë. La fresque représente toute l’histoire gâchée de la conquête de l’Amérique par les Espagnols. Les populations locales voyaient les nouveaux arrivants comme une bénédiction des Dieux, ils les prenaient même pour de véritables Dieux. Ils étaient prêts à collaborer avec eux, à échanger, à vivre en paix et en harmonie. La paix ne fut que de courte durée, les envahisseurs voulant avant tout les dépouiller de leurs richesses, les soumettre à leur mode de vie et à leur propre Dieu. La trahison fut rapide et fourbe, matérialisée par le coup d’épée du conquistador dans le dos de l’amérindien en pleine « étreinte cordiale ».

Château d’eau – Rue de Curembourg

Aleksey Kislow et Volodymyr Manzhos (Waone) sont deux artistes ukrainiens précurseurs du graffiti en Europe de l’Est. Reconnus internationalement ils ont unis leurs talents pour cette magnifique fresque inspirée du roman de Jules Verne. Elle est peinte sur un mur qui se prête à merveille au thème puisqu’il s’agit de la façade de la station de traitement de l’un des châteaux d’eau de la ville.

Au centre, le capitaine Nemo dans le Nautilus navigue dans des eaux turquoises peuplées d’animaux étranges : une murène aux airs de dragon, des méduses géantes, un poulpe transformé en sous-marin par Nemo, chevauché par un Poséidon devenu à moitié sirène, une énorme baleine.

Depuis le déclenchement de la guerre avec la Russie en 2022, Waone multiplie les initiatives et les collaborations artistiques destinées à lever des fonds pour soutenir la population ukrainienne dans ce conflit.

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