Les micro-forêts

micro-foret entre les résidences des Marronniers et des Peupliers

La Ville de Fleury-les-Aubrais a planté en décembre 2020 et janvier 2021 la première micro-forêt du Loiret, une des premières en région Centre-Val-de Loire.

  • 1 034 m² ont été végétalisés en centre-ville entre la rue Marcelin-Berthelot et l’impasse René-Ferragu).
  • Au total, plus de 3 000 végétaux ont été plantés dans cette première micro-forêt.

Retrouvez la liste complète des plantes de la première et deuxième micro-forêt

Une troisième micro-forêt a été plantée début 2022 entre les résidences des Marronniers et des Peupliers.

  • 1 200 m² lisière comprise ont été végétalisés.
  • Le choix de ce site a fait l’objet d’une consultation citoyenne. Sur 5 propositions, c’est cet espace qui a été retenu par les habitants.
  • Au total, plus de 4500 végétaux ont été plantés dans cette troisième micro-forêt.

Retrouvez la liste complète des plantes de la troisième micro-forêt

Lors de la plantation de chacune des trois micro-forêts, les enfants des écoles et des accueils de loisirs et les habitants ont été invités à participer.
Une occasion de sensibiliser aux enjeux environnementaux et à la lutte contre le réchauffement climatique.
Nombres de collectivités et d’acteurs du territoire ont emboîté le pas de la Ville et expérimentent cette méthode permettant le retour de la nature en ville.

Une micro-forêt, qu’est-ce que c’est ?

Portrait de Akira Miyawaki

Pour aménager cet espace de 1300 m², la Ville s’est inspirée des travaux du botaniste japonais Akira Miyawaki (1928-2021) qui a mis au point une méthode destinée à restaurer des forêts indigènes en zone tropicale sur des sols appauvris, pollués ou dénaturés.

    • Une plantation dense : 4 à 5 plants au m²

Pour recréer les conditions d’une forêt naturelle selon la méthode Miyawaki, le choix a été fait de planter les végétaux avec une densité importante de 4 à 5 individus par mètre carré. Les différentes espèces sont réparties de manière aléatoire, ce qui permet une communication racinaire intense et une concurrence entre les plants qui vont pousser rapidement en hauteur pour garder leur exposition à la lumière du soleil.

    • Un sol travaillé et protégé :

Avant la plantation, le sol a été désherbé mécaniquement, enrichit avec du compost et recouvert de paillage végétal, sur environ 10 cm d’épaisseur, pour conserver l’humidité dans le sol et permettre aux jeunes végétaux de mieux se développer.

    • Plus de 70 essences végétales sélectionnées :

Pour la création de cette troisième micro-forêt, plus de 70 essences ont été sélectionnées par les techniciens des Espaces Verts de la Ville dans le catalogue de l’Observatoire Régional de la Biodiversité (ORB) Centre-Val-de-Loire qui recense les arbres et arbustes locaux.

On y retrouve

    • Des essences locales : châtaignier, chêne, frêne ou hêtre commun, pommier sauvage, poirier, if, charme…

    • Des essences acclimatées de longues dates : lilas de Californie, cèdre de l’Atlas, arbre de Judée, figuier, bambou, sapin de Douglas, pin parasol, cognassier du Japon…

Les différentes essences ont été sélectionnées pour leur résistance au changement climatique. Elles sont implantées de manière progressive en fonction de leur taille et de leur vitesse de croissance. Les plus basses en lisière de parcelle et au centre, les plus hautes qui seront amenées à prendre le plus d’ampleur et de hauteur.

    • Une meilleure absorption du CO2 : par leur grande quantité et diversité de végétaux, les micro-forêts favorisent l’absorption du dioxyde de carbone. Elles contribuent ainsi à l’amélioration de la qualité de l’air en ville et à la réduction des gaz à effets de serre dans l’atmosphère.

    • Une croissance végétale plus rapide : la concurrence entre les différentes essences va conduire ses dernières à une croissance en hauteur plus rapide pour bénéficier de la lumière du soleil.

    • Des interventions humaines réduites : une fois plantée, la micro-forêt se développe de manière presque autonome. Au fil du temps, les espèces vont s’autoréguler, certaines vont disparaître tandis que d’autres vont prendre le dessus. En se décomposant, les plantes mortes recréent de l’humus et enrichissent le sol comme dans une forêt naturelle qui n’a pas besoin de l’Homme pour croître.

    • Un réservoir de biodiversité en ville : composée d’une grande variété de plantes : à fruits, à graines, aromatiques, rampantes, de grande ou de petite taille, la micro-forêt offre le gîte et le couvert à de très nombreux animaux : insectes, oiseaux, petits rongeurs. Elle reconstitue ou constitue un nouveau réservoir où la biodiversité peut retrouver sa place dans la ville.

    • Une réduction de la température en ville : par le couvert végétal qu’elles apportent, les micro-forêts contribuent à la création de zones d’ombre et d’ilots de fraîcheur inestimables pour tous les habitants en période de canicule.

    • Une meilleure absorption des eaux dans le sol : composé d’humus, le sol des micro-forêts est extrêmement perméable, il retient l’eau de pluie et facilite son absorption dans le sol. Un moyen efficace de réduire les risques d’inondation en ville.

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